VALORISATION DES MARECAGES PAR L’AGRICULTURE URBAINE DANS LE BASSIN VERSANT DU MBANYA A DOUALA

Louis Bernard TCHUIKOUA, René Joly ASSAKO ASSAKO, Mireille KAMWO

Abstract


Les éléments du milieu physique ont fait de Douala, capitale économique du Cameroun, un site marécageux. Plusieurs cours d’eau arrosent la ville et sont à l’origine de nombreux bassins versants dont celui du Mbanya, qui s’étend sur environ 454 hectares. Drainé par le cours d’eau qui lui a donné son nom, il est intensément mis en valeur sur le plan agricole surtout dans ses zones marécageuses. Les acteurs de cette mise en valeur sont pour la plupart des femmes pour qui cette activité constitue l’unique moyen de se procurer un revenu. Cet article vise à identifier les acteurs, ainsi que les techniques et stratégies de mise en valeur agricole des marécages dans le bassin versant du Mbanya à Douala. Les données utilisées émanent des lectures, des enquêtes par questionnaires, des entretiens et des observations directes sur le terrain. Les acteurs identifiés sont de deux types : les producteurs à plein temps et les producteurs à temps partiel. Ils pratiquent une agriculture maraîchère avec un outillage assez rudimentaire. Toutefois, dans l’hypothèse d’un revenu moyen de 1429 FCFA (2,17 euros) par jour, soit 42.870 FCFA (65,35 euros) par mois, il s'est avéré que le producteur exerçant dans le bassin versant du Mbanya est au-dessus du seuil de pauvreté établi à 738 FCFA (personne/jour) par l’ECAM 3, ainsi que du SMIG qui est de 36.270 FCFA (personne/mois).



DOI: http://dx.doi.org/10.15551%2Flsgdc.v43i2.1129

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