LES GÉOGRAPHES ET L’UTOPIE : UNE CURIOSITÉ LIBÉRÉE PAR LE TOURNANT CULTUREL

Paul Claval

Abstract


Pour différentes raisons, les géographes ont longtemps refusé de prendre en compte les représentations – et une forme particulière de celle-ci, l’utopie. La situation a profondément changé. Dans une perspective épistémologique, nous voudrions retracer cette évolution, signaler le tournant majeur des années 1970, et le glissement progressif auxquels on assiste des représentations à l’imaginaire et à l’utopie.
"L’imaginaire, conjugué avec l’expérience, constitue la base même de nos géographies". Ainsi commence l’appel à propositions du Festival International de Géographie de Saint-Dié 2015. Une telle formule, présentée comme une évidence, aurait été inconcevable il y a cinquante ans. Nous voudrions retracer ici la mutation majeure qui a conduit à cette conception de la discipline et montrer comment elle prend en compte une forme de causalité jusque-là négligée : la causalité utopienne.




DOI: http://dx.doi.org/10.15551%2Flsgdc.v43i2.1117

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